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Avocat fiscaliste

Honoraires d'un avocat fiscaliste

Les honoraires d'un avocat fiscaliste varient selon la complexité du dossier, le temps passé et la nature de la mission, qu'il s'agisse de conseil en matière d'IFI, d'étude de la fiscalité d'une cession ou de régularisation d'une situation fiscale. Aucun tarif n'est fixé par la loi, et le montant est librement convenu avec l'avocat, souvent selon un mode de facturation horaire ou forfaitaire. Pour les litiges devant le tribunal administratif, la rémunération peut inclure des honoraires de résultat.

Combien cela coûte

PosteOrdre de grandeurRemarque
Consultation initiale150 € – 400 €Selon la complexité du dossier et la notoriété de l'avocat.
Déclaration fiscale complexe500 € – 2 000 €Pour les situations patrimoniales ou professionnelles complexes.
Assistance lors d'un contrôle fiscal1 500 € – 5 000 €Variable selon la durée et l'ampleur du contrôle.
Contentieux devant le tribunal administratif2 000 € – 10 000 €Honoraires souvent forfaitaires ou au temps passé, selon la complexité.

Ces montants sont des ordres de grandeur observés sur le marché, mais les honoraires sont libres et varient selon la complexité du dossier, la renommée de l'avocat et la région. L'aide juridictionnelle peut être accordée sous conditions de ressources pour certains contentieux fiscaux.

Ce qu'il faut retenir

Le contrôle fiscal peut prendre plusieurs formes
L'administration peut procéder à un contrôle sur pièces, qui se déroule à distance, ou à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle (ESFP) pour les particuliers, ainsi qu'à une vérification de comptabilité pour les professionnels. La procédure est encadrée par le Livre des procédures fiscales.
L'administration doit envoyer un avis de vérification
Avant un contrôle sur place, l'administration adresse un avis de vérification qui indique les années contrôlées, les impôts concernés et la possibilité de se faire assister par un conseil. Ce document est obligatoire, sauf en cas de taxation d'office.
Le contribuable peut se faire assister par un avocat
Pendant le contrôle, le contribuable a le droit de se faire assister par un avocat ou un autre conseil de son choix. L'avocat peut l'aider à répondre aux demandes de l'administration et à préparer les observations en cas de désaccord.
La procédure se termine par une proposition de rectification
Si l'administration constate des erreurs, elle envoie une proposition de rectification qui doit être motivée. Le contribuable dispose d'un délai de 30 jours pour présenter ses observations, délai qui peut être prolongé sur demande.
Des voies de recours existent en cas de désaccord
Après la réponse aux observations, si le désaccord persiste, le contribuable peut saisir le tribunal administratif. Pour les impôts directs et la TVA, ce tribunal est compétent en premier ressort. Un avocat peut assister le contribuable dans cette procédure.

Vos questions

La régularisation spontanée réduit-elle les pénalités ?
Oui, une régularisation spontanée peut réduire les pénalités. En cas de redressement, l'administration applique l'intérêt de retard et, selon la gravité, des pénalités pour manquement délibéré ou mauvaise foi. Si vous corrigez votre déclaration avant la fin du délai de reprise et avant tout contrôle, vous pouvez bénéficier d'une réduction des pénalités, voire d'une exonération dans certains cas. Le taux de l'intérêt de retard est fixé par la loi et peut être réduit de moitié en cas de régularisation spontanée. Toutefois, la réduction dépend de la nature de l'erreur et du moment de la correction. Pour les manquements délibérés, la régularisation peut éviter la majoration de 80 % pour abus de
Peut-on demander un sursis de paiement en contentieux fiscal ?
Oui, il est possible de demander un sursis de paiement en cas de contentieux fiscal. Lorsque vous contestez un redressement devant le tribunal administratif, vous pouvez demander à l'administration de surseoir au paiement des impôts contestés. Cette demande doit être faite par écrit, avant l'expiration du délai de paiement, et doit être accompagnée de garanties suffisantes (caution, hypothèque, etc.). Le sursis est accordé si le recours est recevable et si le contribuable présente des garanties. En cas de refus, vous pouvez saisir le juge du référé pour obtenir une décision. Le sursis suspend le recouvrement, mais les intérêts de retard continuent de courir. Il est important de noter que le
Combien de temps l'administration peut-elle remonter ?
Le délai de reprise de l'administration fiscale est généralement de trois ans. Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, l'administration peut contrôler les déclarations souscrites au titre d'une année jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle de la déclaration. Par exemple, pour l'impôt sur le revenu 2023, le contrôle est possible jusqu'au 31 décembre 2026. Ce délai est porté à dix ans en cas d'activité occulte ou de comptabilité fictive. Pour les droits de mutation, le délai est de six ans. Des exceptions existent, notamment en cas de demande de la part du contribuable ou de contentieux. Il est essentiel de vérifier les règles en vigueur, car elles peuvent être modif
Quelles sont les pénalités en cas de redressement ?
En cas de redressement fiscal, plusieurs pénalités peuvent s'appliquer. L'intérêt de retard est dû sur les sommes non payées à temps, à un taux fixé par la loi. En cas de manquement délibéré, une majoration de 40 % est appliquée. Si le manquement est considéré comme un abus de droit, la majoration est de 80 %. Pour les manquements non délibérés, une majoration de 10 % peut s'appliquer. Des amendes spécifiques existent pour certaines infractions, comme les comptes bancaires non déclarés. Le montant exact dépend de la gravité du manquement et de la bonne foi du contribuable. Les pénalités sont calculées sur les droits supplémentaires mis à la charge. Il est possible de contester ces pénalités

Sources

Pour aller plus loin